(*) Banturle [bãtYRl(Ə)] : personne qui banturle, action de banturler. Du verbe banturler (limousinisme intraduisible…) : art de perdre son temps avec délectation aux yeux des autres, tout en réfléchissant avec profit à des choses passionnantes. Banturle photographique : consiste à débattre avec ses semblables de tous les sujets photographiques imaginables, du plus futile au plus sérieux, après avoir invoqué un prétexte pour ne pas photographier (« la lumière n’est pas bonne », « le modèle n’est pas prêt », « mon entorse à l’index me fait souffrir », « je n’ai pas d’idée », « il ne se passe rien, ici », etc.) ; par extension, moment délicieusement suspendu entre deux périodes d’intense activité de prises de vues ou de traitement, consacré à tirer des plans sur la comète photographique. Temps réservé à la conception du
projet de photographe.